Salzburg

Mozart- Symphonie n°23, K181

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) – Symphonie n°23 en ré majeur, K.181 [K162b]

Cette symphonie souriante, courte et concise, se compose de trois parties, sur le modèle vif-lent-vif, qui s’enchaînent sans temps mort, comme dans les ouvertures à l’italienne (sinfonia).

Avant de découvrir la brève présentation qui suit, je vous invite à lancer l’écoute de la vidéo ci-dessous, dans une très bonne version dirigée par Ton Koopman :

Date de composition

La symphonie n°23 a été composée à Salzbourg et est datée du 19 mai 1773. Mozart avait donc dix-sept ans et déjà une longue vie d’itinérance derrière lui. Elle appartient au groupe de symphonies Salzbourgeoises, de tellement bonne facture que Mozart les a redonnées en concert par la suite, en faussant la date de composition sur ses partitions autographes, afin de les faire passer pour des nouveautés. Enfin, c’est ce qui se dit généralement ; personne n’en détient la preuve.

Le musicologue Köchel avait numérotée cette symphonie à la 181ème position de son catalogue chronologique des œuvres de Mozart, mais un autre musicologue, Einstein, qui a révisé l’œuvre de Köchel, lui a donné le numéro 162b, car l’écriture de cette symphonie n°23 suit de près celle de la symphonie n°22 (K162), composée également en 1773. Voilà pour l’explication de la double numérotation.

Orchestration

2 hautbois, des cors en ré, des clarini (sorte de trompette en ré de l’époque) et un ensemble de corde.

Description

La première partie Allegro, 4/4 en ré majeur, démarre en fanfare avec des trémolos et des trompettes, qui se feront plus discrète par la suite. Les idées musicales ne sont pas vraiment développées, mais ça n’est pas l’objet de cette œuvre sans prétention mais qui est déjà du grand Mozart. L’ensemble est contrasté avec des arpèges au cordes et des passages syncopés qui ne semblent conçus que pour procurer un plaisir auditif simple et sans arrière-fond tragique (il y a bien deux trois modulations, mais ça ne compte pas vraiment).

Une transition semble annoncer un développement, mais constitue en fait le début de la deuxième section Andantino grazioso, 3/8 en sol majeur, qui contient une très belle mélodie au hautbois digne d’une aria d’opéra. L’ensemble est répété une deuxième fois avec quelques variations.

La troisième partie Presto assai 2/4 en sol majeur, est amenée sans transition. Cette marche (à deux temps) qui fait à nouveau entendre les trompettes s’ouvre par un joyeux thème de fanfare qui revient régulièrement avec différents couplets, comme dans un rondeau.

Les versions

Difficile de trouver une bonne version en CD. L’intégrale Harnoncourt/Koopman n’est plus réédité, même Krips est introuvable. Essayez Pinnock.

Et vous ? Que pensez-vous de cette symphonie n°23 de Mozart ? Quelle est votre version préférée ?

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