Archives de catégorie : Œuvres classiques

Œuvres phares de la musique classique : présentation, extraits musicaux et choix de la meilleure version.

Couperin – Leçons de Ténèbres

François Couperin (1668-1733). Trois leçons de ténèbres à 1 et 2 voix pour le Mercredi Saint

Sommaire : présentation, version choisie, texte latin et français

« Je composai il y a quelques années trois Leçons de Ténèbres pour le Vendredi Saint, à la prière des Dames religieuses de L…, où elles furent chantées avec succès. Cela m’a déterminé depuis quelques mois à composer celles du Mercredi et du Jeudi. Cependant, je ne donne à présent que les trois du premier jour, n’ayant pas assez de temps d’ici au Carême pour faire graver les six autres. Les premières et secondes leçons de chaque jour seront toujours à une voix, et les troisièmes à deux ».
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Schubert – Ave Maria

Franz Schubert (1797-1828) : Ellen Gesang III D.839 (1825) dit Ave Maria

Vous trouverez un peu plus bas une présentation de l’Ave Maria de Schubert mais pour les plus pressés, voici une version pleine d’émotion interprétée par Sumi Jo le jour de la mort de son père :

Franz Schubert en 1825
Franz Schubert en 1825

 

L’Ave Maria de Schubert, qui est sans doute la pièce la plus populaire de ce compositeur, apparaît de prime abord comme une mise en musique de la prière qu’adressent les catholiques à la Vierge Marie. En réalité, si le texte qu’a choisi initialement Schubert est bien une prière à la Vierge, il ne s’agit pas de celle entonnée par les fidèles de l’église, mais celle d’un personnage de fiction, Ellen Douglas, héroïne du long poème de Walter Scott, The Lady of the Lake (1810), dont la trame se déroule en Écosse à la fin du Moyen-Âge. Schubert a mis en musique quelques extraits de ce poème, dont trois chants d’Ellen (Ellen Gesang), l’Ave Maria étant le dernier d’entre-eux.
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Mozart – Symphonie concertante K.364

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) – Symphonie concertante en mi bémol majeur pour violon et alto k.364 (320 d). Composée vers 1779

Wolfgang-amadeus-mozart_1Encore un chef-d’œuvre de Mozart au menu. On pourrait dire qu’il s’agit d’un concerto dans lequel le rôle de la vedette est partagé entre deux solistes; cela se rapproche du concerto grosso de l’époque baroque mais ici les instruments solistes sont indépendants. Par moment l’alto et le violon sont fondus dans la masse orchestrale comme dans une symphonie. Ce caractère hybride entre concerto et symphonie est bien résumé par le terme de Sinfonia Concertante
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Brahms – Begräbnisgesang

Johannes Brahms- (1833-1897) – Chant de Funérailles op.13 (1858)

Pour chœur mixte, hautbois, bassons, cor, trombonnes et cymbale. Le texte est un hymne luthérien de Michael Weisse (vers 1530).
Brahms begräbnisgesang
Brahms est l’auteur d’une importante œuvre de musique sacrée, dont le phare est sans doute le Requiem allemand. Le Chant de Funérailles op.13 composée par Brahms à l’âge de 25 ans est une pièce brève qui possède une grande force d’évocation. Deux ans plus tôt, en juillet 1856, était décédé Robert Schumann, l’ami et le père spirituel de Brahms.

On sait Brahms attaché au passé; il continue à employer la forme sonate héritée des classiques et joue Bach dans ses concerts. Pendant la période difficile de l’internement de Schumann, Brahms a étudié non seulement l’Art de la fugue et les chorals de Bach mais aussi les compositeurs de la Renaissance comme Palestrina et Roland de Lassus.

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Brahms – Danses hongroises

Brahms - Danses hongroises - ed Simrock Source: Bibliothèque Musicale Petrucci
Brahms – Danses hongroises – ed Simrock
Source: Bibliothèque Musicale Petrucci

Les Danses hongroises, composées pour le piano à quatre mains, sont les œuvres les plus populaires de Johannes Brahms (1833-1897). Elles ont fait sa fortune, assez tardivement, et suscité rancœurs et jalousies. Paradoxalement, elles sont assez peu représentatives de sa musique et ne portent d’ailleurs pas de numéro d’opus, car ce sont des adaptations de danses célèbres et populaires…mais pas folkloriques, ainsi qu’ on le verra plus loin. Comme dans le Jazz, c’est le traitement qui compte, tout autant que les thèmes employés, et Brahms n’aimait pas la médiocrité.
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