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Purcell – Hail ! bright Cecilia

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Henry Purcell (1659-1695) – Hail ! bright Cecilia(1692)

Henry Purcell
Henry Purcell

 

La «brillante Cécile» qui est saluée dans cette, disons le tout de suite, splendide ode d’Henry Purcell, sur un texte assez niais de Nicholas Brady, est Sainte Cécile, patronne des musiciens, c’est pourquoi l’œuvre est fréquemment dénommée Ode à Sainte Cécile. Elle a été jouée pour la première fois à Stationer’s Hall, Londres, en 1692, sous les applaudissement du public qui a réclamé et obtenu une seconde exécution.

C’est la musique qui est honorée dans cette ode et non la sainte, dont le martyre n’est pas du tout évoqué dans le texte. Pour résumer, tous les instruments de musique s’inclinent devant Sainte Cécile, protectrice de l’harmonie, même cette wondrous machine qu’est l’orgue; ce qui fournit à Purcell l’occasion d’évoquer le luth mélodieux, le violon aérien, la flûte langoureuse etc…

Purcell dispose d’un effectif assez important (flûtes, hautbois,trompettes, timbales, cordes, basse continue, chanteurs solistes et chœur), qu’il utilise de façon variée dans chacune des treize parties qui composent l’œuvre. Dans la Symphony qui ouvre l’ode, Purcell varie de façon étonnante la prosodie, alternant dans un même morceau de joyeux rythmes bondissants et des passage en notes longues.

Les meilleures versions

Sainte Cécile n’a pas seulement inspiré Purcell, elle a également inspiré les chefs qui ont enregistré cette ode. Il est très difficile de faire un choix parmi les très bons enregistrements disponibles. La version de référence est celle du chef britannique John Eliot Gardiner, enregistrée en 1983 avec les English Baroque Soloist et le Monteverdi Choir. 30 ans plus tard, on constate qu’elle n’a pas mal vieilli du tout, et que bien souvent, les rythmes inégaux, qui pourraient passer pour un tic de baroqueux, font leur petit effet. Les enregistrements de Gardiner ont aussi quelque chose de mystérieusement anglais…

Il se trouve que 3 versions de très grande qualité se sont depuis ajoutées à celle de Gardiner, celles de Paul McCreesh avec les Gabrielli Consort and Players , de Diego Fasolis avec les solistes et le chœur de la Radio Suisse, les ensemble Vanitas et Theatrum instrumentorum, et de Marc Minkowski et ses musiciens du Louvre-Grenoble . Il y a de petites différences entre ces versions, notamment en ce qui concerne la réalisation de la basse continue et l’importance des cordes par rapport aux bois.

Est-ce dû à la relative simplicité de la partition de Purcell ou à l’inspiration envoyée par Sainte Cécile herself mais toutes ces versions sont, à notre avis, excellentes. Paul Mac Creesh étonne par certaines prises de risques avec notamment une Symphony très enlevée et le Gabrielli Consort est, selon nous , le plus beau chœur de cette sélection. Diego Fasolis a fait le choix d d’une basse continue vigoureuse et un peu italianisante et de bien faire ressortir les bois, c’est par moment absolument magique comme dans la fin de la première Symphony. La version de Minkovski qui nous rappelle celle de Gardiner est très homogène et son wondrous machine est particulièrement réussi. La preuve:

Un des critère de choix pourrait être celui du couplage: Diego Fasolis nous propose deux très beau motets et la célèbre et poignante Ode funèbre à la reine Mary; Minkovski et Naïve gâtent les mélomanes avec une ode à Sainte Cécile de Händel et une messe de Haydn en l’honneur de la Vierge mais sous le haut patronage de Sainte Cécile, ainsi qu’un livret de 132 pages !

Version choisie

Purcell-hail! Bright Cecilia (McCreesh) [Archiv]

Album: Purcell: Hail! Bright Cecilia | Interprètes: Gabrieli Consort and Payers, Paul McCreesh (direction) | Editeur: Artchiv
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Puisqu’il faut bien se décider, nous avons opté pour la version de Paul McCreesh, pour la qualité des solistes et surtout du chœur. Le Soul of the world des Gabrieli Consort est sublime; l’entrée du chœur dans Hail: bright Cecilia est également assez renversante.

Cet enregistrement est recensé dans la petite discothèque classique (3)

NB: la version de Gardiner est désormais disponible dans la Purcell Edition Volume 3 : Odes, Anthems & Ceremonial Music chez Warner


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