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Les musiques classiques les plus connues

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Elles sont connues et même très connues. Vous les avez certainement entendues ici ou là (ou pas), mais ne connaissez pas toujours leur nom ou celui de leur compositeur. Le guide du classique est la pour vous aider. Ces musiques vous sont présentées par époque, avec un petit commentaire historique.

Pour mieux comprendre l’esprit de chaque période, lisez notre article sur l’histoire de la musique.

Pour l’instant une trentaine de morceaux ont été retenus. Si vous en voulez d’autres, il suffit de le demander en commentaire.

Voici donc quelques-uns parmi les morceaux de musique classiques les plus célèbres (et qui méritent de l’être !) ; une introduction pratique et sans chichi à l’univers de la musique classique :

Époque baroque

 Le prélude du Te deum de Marc-Antoine Charpentier

Sonnez tambour, résonnez trompettes !

Connue sous le nom infamant de « musique de l’Eurovision », il est extrait du Te Deum (H. 146) en ré majeur, composé à la fin du XVIIe siècle par le grand Marc-Antoine Charpentier. Les chœurs qui suivent sont sublimes : ne vous limitez donc pas à ce prélude.

Le 1er prélude du 1er livre du clavier bien tempéré de Bach

Un balancement régulier hypnotique (1234, 1234 / 1234, 1234) qui peut donner lieu à beaucoup de subtilité dans l’interprétation malgré sa simplicité. Réutilisé par Gounod pour son Ave Maria, puis bien plus tard par la chanteuse Maurane.

Dans chacun des livres du clavier bien tempéré, chaque prélude est suivi d’une fugue. Il y a des préludes et fugues dans toutes les tonalités : do, do mineur, do #, etc. C’est Jean-Sébastien Bach qui est à l’origine de toute la musique moderne, car il a rompu avec la façon ancienne d’accorder les instruments à clavier, qui sonnait plus juste dans les tonalités de base mais offrait moins de possibilités.

 

L’air de la suite n°3 pour orchestre de Bach

O temps suspend ton vol et vous heures propices suspendez votre cours !

Cette impression de temps suspendu est créé par les pizzicati de la basse qui ponctuent l’ample mais délicate mélodie.

On ne connaît pas la date exacte de la composition des suites pour orchestre. La troisième est en ré majeur, y compris l’air, qui a connu une grande popularité grâce à un arrangement en sol majeur, c’est pourquoi ce morceau est également connu sous le nom d’Air on the G string, G désignant la note sol dans le système anglo-saxon.

 

Le « canon » de Pachelbel

Chef d’œuvre d’équilibre qui résume bien une époque où l’homme est au centre d’un monde harmonieux.

Pauvre Pachelbel (compositeur allemand né en 1653 soit une trentaine d’année avant Bach) qui n’est passé à la postérité que par ce canon et gigue en ré majeur, souvent joué lors des mariages. Ce n’est pas un simple canon (mélodie superposée à elle-même) ; il y a une basse obstinée et une troisième voix.

 

Musique pour les funérailles de la reine Marie, de Purcell

La musique la plus poignante jamais composée ?

L’immense Henry Purcell avait 36 ans quand est décédée la reine Mary II d’Angleterre, en 1694 à l’âge de 34 ans. Il dut en être sincèrement éprouvé.

L’interprétation actuelle est un mélange de Music for the Funeral of Queen Mary, Z. 860 et de pièces chorales appelées Funeral sentences.

 

La toccata et fugue en ré mineur de Bach

Il était une fois l’homme… Oui, cette musique était utilisée dans le dessin animé.

Il s’agit de la BWV 565 (il existe une autre toccata et fugue en ré mineur portant un autre numéro de catalogue). Elle fut composée vers 1705 (Bach avait une vingtaine d’années). La toccata dans un style improvisé que l’on rapproche du stylus phantasticus de l’Allemagne du nord est suivie par une fugue dont le sujet violonistique est tempéré par un déjà solide contrepoint.

 

 

Les Quatre saisons de Vivaldi

Attention aux bourrasques de l’Été, ça décoiffe.

Le Printemps est le concerto plus connu mais vous aurez droit au dernier mouvement de l’Été (le Concerto No. 2 en sol mineur, Op. 8, RV 31, si vous préférez), qui est particulièrement rock&roll.

 

Époque classique

L’andante du concerto n°21 de Mozart

La gracieuse simplicité de l’époque classique

Il s’agit du deuxième mouvement du concerto. Au niveau pianistique c’est l’enfance de l’art : trémolos ou arpèges  à la basse et absence totale de virtuosité. C’est cette simplicité qui charme inlassablement ainsi que les changements d’atmosphère provoqués par les passages incessants du majeur au mineur. Cet andante a longtemps été associé à un film suédois qui l’a utilisé comme bande sonore, Elvira Madigan.

La vidéo est calée sur l’andante, mais il faut absolument écouter le 1er mouvement et la célèbre mélodie que l’on entend à 4’40.

 

Le premier mouvement de la symphonie n° 40 de Mozart

La symphonie la plus célèbre de Mozart

La Symphonie n°40 (1788) a été hélas très abondamment utilisée sur les répondeurs pour rendre moins pénible le temps d’attente, au point d’être devenu une véritable « scie ».  Essayer de l’écouter avec des oreilles neuves en vous concentrant sur les instruments à vent.

 

L’adagio du concerto n° 23 de Mozart

Fa# mineur tragique

Remarquable économie de moyen dans ce sublime dialogue entre piano et orchestre composé par Mozart alors qu’il n’avait qu’une trentaine d’années. «Rien de trop» auraient dit les anciens.

 

19è siècle

 

L’Hymne à la joie du dernier mouvement de la Symphonie n°9, de Beethoven

L’Hymne à la joie est actuellement libre officielle de l’union européenne.

La vidéo ci-dessous est calée sur l’Hymne à la joie, mais vous pouvez bien entendu écouter l’intégralité du dernier mouvement. Le texte de Schiller de 1785 est une ode à la fraternité humaine, très exaltée. Beethoven médita longuement ce poème et sa mélodie avant de l’incorporer à sa symphonie, qui fut créée en 1824.

 

La lettre à Élise de Beethoven

Chérie des apprentis pianistes et justement célèbre

Composé en 1810 au tout début de la période romantique, elle aurait été dédiée à une Thérèse et non à une Élise. Relativement facile à jouer, c’est un petit chef-d’œuvre qui requiert une interprétation pleine d’esprit et de délicatesse comme celle-ci :

 

La sonate au Clair de lune de Beethoven

Méditation préromantique en avance sur son temps

Il s’agit de sa 14e sonate, elle fait parti de l’opus 27 de 1801. La sonate porte l’indication « quasi una fantasia ». La méditation du premier mouvement contraste avec l’implacable presto conclusif.

Le moment musical n°3 de Schubert

Joyeusement piquant

Cette pièce brève à été incorporée en 1827 au recueil de Six Moments Musicaux (Momens musicals dans l’édition d’origine). Typique de ces œuvres de Schubert situées à la frontière de la musique populaire de la musique classique.

 

L’andante du Trio n°2 de Schubert

La mélodie à l’état pur

Daté de 1827, le trio pour piano n°2 D.929 est l’une des dernières compositions de Schubert et l’une des plus parfaites. Le deuxième mouvement andante a été popularisé au XXe siècle par le film Barry Lindon de Stanley Kubrick.

 

L’étude Op.10 n°3 de Chopin

Pas si triste

Elle a reçu l’épithète un peu inutile de « Tristesse ». Elle résume bien l’art de Chopin : une mélodies au parfum inimitable et un accès soudain de virtuosités permis par des moyens pianistiques exceptionnels mais sans virtuosité tapageuse. Peut-être était-il nostalgique de sa Pologne natale lorsqu’il composa ce morceau ?

Rêve d’amour n°3 de Liszt

Candeur et grandeur d’âme

Chez Liszt la virtuosité est toujours plus démonstrative que chez Chopin. On ne peut qu’être touché par la grandeur d’âme de Liszt, qui se manifeste de manière encore plus sublime dans la Sonate en si mineur et les Années de pèlerinage en Italie, œuvres moins accessibles. Les Liebesträume (rêves d’amour) datent de 1850.

La Moldau, de Smetana

Une musique merveilleusement descriptive qui évoque les sources bondissantes puis la majesté de la rivière Moldau.

Extrait du poème symphonique Ma Patrie composé par le tchèque Bedrich Smetana un peu avant 1880. La Moldau est le nom allemand de la rivière appelée Vltava en tchèque, qui traverse Prague. Pour des raisons de commodité de prononciation on utilise généralement le nom allemand.

 

Atmosphère matinale de la suite n°1 de Peer Gynt, de Grieg

Fermez les yeux, écoutez les oiseaux chanter et pensez printemps !

Ce morceau est le premier d’une suite de musiques de scène pour la pièce Peer Gynt d’Ibsen. En fait la scène se passe au Maroc, où se trouve le héros Peer Gynt au début de la pièce. Est-ce parce que le compositeur de cette musique, Edvard Grieg, est norvégien que l’on a du mal à imaginer un paysage désertique ? A partir de 4 minute et quelques, le morceau suivant, la mort d’Aase, est plein d’une sublime gravité.

 

Aquarium, extrait du Carnaval des Animaux de Saint-Saëns

Petit bijou ondoyant, délicat et féérique, qui servit longtemps de générique au festival de Cannes.

Coïncidence, Camille Saint-Saëns serait l’un des premiers compositeurs de films. Le Carnaval des animaux, composé en 1886 est une œuvre très appréciée des enfants. La musique est pleine de second degré sauf pour Le Cygne, morceaux lyrique et digne, chéri des violoncellistes.

 

Le 3e mouvement de la symphonie n°3 de Brahms

Mélodie noble et intemporelle, à l’image de son compositeur

Le magnifique thème de ce 3e mouvement est énoncé par les violoncelles, les violons, les bois, le cor, le hautbois, puis à nouveau les cordes, on ne s’en lasse pas ! Œuvre crée à Vienne en 1883.

 

Le début l’acte 2 du Lac des Cygnes de Tchaïkovski

Une clairière dans la forêt. Les ruines d’une chapelle. La lueur du clair de lune

C’est le 10ème morceau depuis le début du ballet. Le héros, Siegfried, va bientôt faire la connaissance d’Odette une princesse changée en cygne par un sorcier maléfique. Le Lac des cygnes à été composé par Tchaïkovski en 1875 d’après le folklore russe.

Ce sublime thème est repris dans le finale de l’acte IV.

 

La Gymnopédie n°1 de Satie

Un balancement « lent et douloureux »

Cette pseudo-valse composée en 1888 surprend encore par sa modernité. Une pièce énigmatique, comme son compositeur Erik Satie, mystique et familier des cabarets parisiens.

 

L’introduction d’Ainsi parlait Zarathoustra de Strauss

Big bang musical

Also Sprach Zarathustra fut composé en 1896 en hommage à l’œuvre de Nietzsche. Le compositeur est Richard Strauss et pas Johan (l’auteur du Beau Danube Bleu). Il est étonnant qu’un musicien aussi conservateur que Strauss ait pu composer cette introduction qui semble venue d’un autre monde (ce qui n’a pas échappé à Stanley Kubrick).

 

 

XXe siècle

 

La Marche n°1 de Pomp and Circumstance, d’Elgar

La Grande Bretagne dans toute sa splendeur

Composée en 1901 au tournant du siècle,  cette marche de  Sir Edward Elgar est devenue pour les anglais un hymne national bis après qu’on lui eut ajouté les des paroles de Land of Hope and Glory de Benson. C’est une pièce incontournable des Nights of the Prom. Patriotique, enthousiasmante et un brin nostalgique, c’est un chef d’œuvre du genre.

L’adagietto de la 5e symphonie de Mahler

Étire l’âme comme de la pâte à tarte

Composée par Gustave Mahler vers 1901, la cinquième symphonie est une œuvre très ample dont la section la plus connue est l’adagietto qui débute la troisième et dernière partie, en raison de sa douloureuse beauté mais aussi de son utilisation par Visconti dans le film Mort à Venise.

 

La Danse des chevaliers de Prokofiev

Prend garde à mon courroux ! Référence à une célèbre publicité pour un parfum qui a popularisé cette pièce auprès des masses télévisuelles.

Il s’agit du morceau n°13 du premier acte du ballet Roméo et Juliette de Serge Prokofiev. Il fut composé en 1935 après le retour du compositeur en URSS.

 

L’adagio pour cordes de Barber

Tient la corde avec l’adagietto de la 5e Mahler pour le concours de la musique la plus mélancolique.

C’est l’œuvre la plus célèbre du compositeur américain Samuel Barber ; écrite en 1936 et joués pour la première fois par Arturo Toscanini, qui l’aurait mémorisée dès la première lecture. Cet adagio est fréquemment joué lors des funérailles aux États-Unis et a été utilisé dans de nombreux films dont Elefant Man et Platoon.

 

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6 réflexions au sujet de « Les musiques classiques les plus connues »

  1. Merci beaucoup pour votre initiative. J’ai adoré !
    Comme vous le demandez voici quelques suggestions pour une prochaine newsletter :
    Rondo « Alla Turca » de Mozart
    Alleluïa du Messie de Haendel
    Zadok the Priest de Haendel
    1er mouvement de la 5e symphonie de Beethoven
    Dies irae du Requiem de Mozart
    La Truite du quintette D 667 de Schubert
    Caprice n° 24 de Paganini
    L’introduction de la Marche funèbre de Chopin
    Danse slave op.46 n°1 de Dvořák
    Arrangement pour guitare d’Asturias d’Albeniz
    La grande porte de Kiev des Tableaux d’une exposition de Moussorgski (arrgt. Ravel)
    Le dernier mouvement de la symphonie n°3 « avec orgue » de Saint-Saens
    La Marche de Radetzky de Johann Strauss
    Le 1er mouvement du Concerto d’Aranjuez de Rodrigo
    Le 1er mouvement du Concerto pour piano n°3 de Rachmaninov

    1. Bonjour et merci pour votre commentaire et vos suggestions ! J’en ajouterai certaines lors de la prochaine mise à jour. Il faudra sans doute faire des playlist par genre, sinon l’article risque de devenir trop long. Haendel sera mieux servi la prochaine fois 😉

  2. Bonjour !
    J’aime vraiment beaucoup tout ce que vous faites à travers Le Guide du Classique,
    mais n’y aurait-il pas une petite inexactitude dans votre présentation du 2ème mouvement du concerto pour piano n° 21 de Mozart que vous annoncez être un « adagio » alors qu’il me semble être un « andante » ?
    Très cordialement.

Répondre à Jean-François Lipous Annuler la réponse.

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