Archives par mot-clé : musique sacrée

Couperin – Leçons de Ténèbres

François Couperin (1668-1733). Trois leçons de ténèbres à 1 et 2 voix pour le Mercredi Saint

Sommaire : présentation, version choisie, texte latin et français

« Je composai il y a quelques années trois Leçons de Ténèbres pour le Vendredi Saint, à la prière des Dames religieuses de L…, où elles furent chantées avec succès. Cela m’a déterminé depuis quelques mois à composer celles du Mercredi et du Jeudi. Cependant, je ne donne à présent que les trois du premier jour, n’ayant pas assez de temps d’ici au Carême pour faire graver les six autres. Les premières et secondes leçons de chaque jour seront toujours à une voix, et les troisièmes à deux ».
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Plain-Chant Parisien ( Ensemble Organum )

Plain-Chant parisien 17e et 18e siècles – Messe du jour de Noël

Plain-chant parisien - Messe du jour de Noël - Harmonia Mundi

Propre de la Cathédrale de Paris
Ordinaire d’ André Campra
Improvisations: Marcel Pérès à l’orgue Clicquot de Houdan

Dans cet enregistrement exceptionnel paru en 1994, Marcel Pérès et l’ensemble Organum nous transportent au début du 18e siècle pour assister à une messe de Noël marquée par la mouvance néo-gallicane, qui voulait retrouver le chant primitif de l’église des Gaules « que Charlemagnes avait voulu effacer de la mémoire ».
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Brahms – Begräbnisgesang

Johannes Brahms- (1833-1897) – Chant de Funérailles op.13 (1858)

Pour chœur mixte, hautbois, bassons, cor, trombonnes et cymbale. Le texte est un hymne luthérien de Michael Weisse (vers 1530).
Brahms begräbnisgesang
Brahms est l’auteur d’une importante œuvre de musique sacrée, dont le phare est sans doute le Requiem allemand. Le Chant de Funérailles op.13 composée par Brahms à l’âge de 25 ans est une pièce brève qui possède une grande force d’évocation. Deux ans plus tôt, en juillet 1856, était décédé Robert Schumann, l’ami et le père spirituel de Brahms.

On sait Brahms attaché au passé; il continue à employer la forme sonate héritée des classiques et joue Bach dans ses concerts. Pendant la période difficile de l’internement de Schumann, Brahms a étudié non seulement l’Art de la fugue et les chorals de Bach mais aussi les compositeurs de la Renaissance comme Palestrina et Roland de Lassus.

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Mozart – Messe en ut mineur K.427

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) – Grande Messe en ut mineur «inachevée» K.427 (1783)

portrait de Constance Weber (Mozart) en 1783
portrait de Constance Weber (Mozart) en 1783

Cette messe en do mineur, bien qu’inachevée puisqu’il manque l’Agnus Dei et certaines sections du Sanctus et du Credo se place au sommet de l’oeuvre de musique sacrée de Mozart. Animée par une grande ferveur, elle parvient à concilier le baroque et le classique.
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Vivaldi – Gloria RV 589

Antonio Vivaldi (1678-1741) – Gloria en ré majeur RV 589

 

Portrait de Vivaldi vers 1700
Portrait de Vivaldi vers 1700

Le Gloria RV 589 (à ne pas confondre avec le Gloria RV 588) a été composé pour alto, soprano, chœur mixte, orchestre à corde, trompette, hautbois et basse continue.

C’est une œuvre très plaisante d’un point de vue strictement musical en raison de son écriture variée, entre contrepoint et bel canto; le choeur d’introduction, le mystérieux et sombre Et in terra pax, les duos entre sopranos, sont d’incontestables réussites. On y retrouve les habituelles ritournelles orchestrales et marches d’harmonies, sources du plaisir coupable ressenti par les snobs à l’écoute des œuvres de Vivaldi.

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