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Joseph Haydn (1732-1809)

Haydn – Concertos pour violoncelle n° 1 et 2

Haydn, Joseph (1732-1809) – Concertos pour violoncelle et orchestre Hob. VIIb: n°1 en do majeur (ca1765), n°2 en ré majeur (1783)

Portrait de Joseph Haydn en 1791
Portrait de Joseph Haydn en 1791

Ces deux concertos pour violoncelle de Haydn sont des piliers du répertoire des violoncellistes et sont très prisés du public, bien que le concerto pour violoncelle en do majeur, composé vers 1765 n’ait été redécouvert qu’en 1962; quant au concerto en ré majeur, on a longtemps pensé qu’il n’était pas de Haydn, mais de l’un de ses élèves. L’orchestration très légère du premier concerto – deux hautbois, deux cors, un petit groupe de corde et une basse continue – rattache ce concerto au style pré-classique et en fait une pièce de choix pour les ensembles jouant sur instruments anciens.
Les mouvements lents contiennent de belles et amples mélodies caractéristiques du style de Haydn. Les mouvements rapides sont virtuoses et joyeux.

Les meilleures versions

Version choisie: Jean-Guihen Queyras et le Freiburger Barockorchester

Couverture de l'album Haydn: concerto pour violoncelle, Queyras

Album: Joseph Haydn Concertos pour violoncelle et orchestre n° 1 et 2 | Interprètes: Jean-Guihen Queyras (violoncelle), Freiburger Barockorchester, Petra Müllejans (direction) | Editeur: Harmonia Mundi
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Les enregistrements récents de ces deux concertos sont assez nerveux et dansants, et respectent mieux l’orchestration de Haydn que les anciennes versions de référence. La version de Jean-Guihen Queyras et du Freiburger Baroque Orchestra a été retenue, mais d’autres versions récentes ne sont pas à négliger, comme celles d’ Altstaedt et de Gauthier Capuçon qui évoquent celle, pionnière, de Christophe Coin qui faisait référence chez les amateurs d’instruments d’époque il y a peu.
La version de Queyras et du Freiburger Baroque Orchestra, qui a parfois des accents vivaldiens, est riche de détails et d’inventions malicieuses. On peut toutefois se demander si l’on n’a pas atteint le stade ultime de la « baroquisation » des concertos de Haydn.

Cet enregistrement est recensé dans la petite discothèque classique (1)

Pour mieux apprécier la version de Queyras il faut peut-être se familiariser avec une version plus classique comme celles d’Anne Gastinel, Micha Maïski, Rostropovitch (la version de référence) ou Yo-yo Ma. Par rapport au versions plus récentes, le talent des violoncellistes est desservi par une orchestration moins lisible, voire un peu lourde (Rostropovitch/Academy of Saint Martin in the Field), mais le plaisir est quand même là.