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Schubert – Ave Maria

Franz Schubert (1797-1828) : Ellen Gesang III D.839 (1825) dit Ave Maria

Vous trouverez un peu plus bas une présentation de l’Ave Maria de Schubert mais pour les plus pressés, voici une version pleine d’émotion interprétée par Sumi Jo le jour de la mort de son père :

Franz Schubert en 1825
Franz Schubert en 1825

 

L’Ave Maria de Schubert, qui est sans doute la pièce la plus populaire de ce compositeur, apparaît de prime abord comme une mise en musique de la prière qu’adressent les catholiques à la Vierge Marie. En réalité, si le texte qu’a choisi initialement Schubert est bien une prière à la Vierge, il ne s’agit pas de celle entonnée par les fidèles de l’église, mais celle d’un personnage de fiction, Ellen Douglas, héroïne du long poème de Walter Scott, The Lady of the Lake (1810), dont la trame se déroule en Écosse à la fin du Moyen-Âge. Schubert a mis en musique quelques extraits de ce poème, dont trois chants d’Ellen (Ellen Gesang), l’Ave Maria étant le dernier d’entre-eux.
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Weber – Concertos pour clarinette

Karl Maria von Weber(1786-1826) – Concertos pour clarinette et orchestre n° 1 en fa mineur op.73 et n°2 en mib majeur op.74

Carl Maria Friedrich Ernst von Weber en 1821
Carl Maria Friedrich Ernst von Weber en 1821

Les  concertos pour clarinette de Weber sont nés tous les deux en 1811. Destinés au clarinettiste Bärman, ils sont particulièrement virtuoses et mettent bien en valeur l’étendue du registre de l’instrument.
Avertissement: nous n’hésiterons pas, dans cette chronique, à user de formules vieillies et péremptoires.

Le premier mouvement du Concerto n°1 en fa mineur commence de manière particulièrement dramatique, mais Weber garde une certaine distance amusée qui fait songer à une ouverture d’opéra. Weber veut séduire, divertir, et non édifier. L’écriture orchestrale est assez compacte, le compositeur n’hésite pas à recourir aux trémolos ; les bois viennent souligner en accord la mélodie du soliste, mais on ne peut pas parler de véritable dialogue. La reine du bal est la clarinette. C’est elle qui, même dans les passages non virtuoses, a la plus grande liberté rythmique.

À titre d’illustration, Le premier mouvement interprété par le jeune clarinettiste coréen Han Kim:

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