Dvořák – Concerto pour violoncelle

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Antonín Dvořák (1841-1904) – Concerto pour violoncelle et orchestre en si mineur, opus 104 (1895)

Antonín Dvořák
Antonín Dvořák

Le concerto pour violoncelle est l’un des chefs-d’œuvre tardifs de Dvořák. Tout comme la Symphonie du nouveau monde , qui le dépasse à peine en terme de popularité. Le concerto pour violoncelle a été composé en Amérique, mais il n’a, lui, rien d’américain. Ce concerto synthétise peut-être encore plus que la symphonie n°9 les qualités de compositeurs de Dvořák, – dont on rappelle qu’il a vécu essentiellement sur le territoire de l’actuelle République Tchèque -:
Une nouvelle fois, Dvořák nous offre de magnifiques thèmes, nobles et mélancoliques, mais, si l’on écoute attentivement l’œuvre, on est également frappé par la qualité de la partition orchestrale: beauté et sobriété de l’instrumentation, apparitions magiques du cor, dialogues exquis entre le violoncelle et les instruments à vents…

Pour rendre justice à cette merveille il faut évidemment un excellent violoncelliste, ce qui ne manque pas de nos jours, mais aussi un orchestre parfaitement équilibré (la section des bois doit elle-même être très bien équilibrée) et un mixage à la hauteur lors de l’enregistrement, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas.

Les meilleures versions

Version choisie

DVORAK – Concerto pour violoncelle- (Yo-Yo Ma) [Sony Classical]
Dvorak– Concerto pour violoncelle- (Yo-Yo Ma) – [Sony Classical]
Album: Dvorák: Cello Concerto; Silent Woods; Rondo | Interprètes: Yo-Yo Ma (violoncelle), Berliner Philarmoniker, Lorin Maazel (direction) | Editeur: Sony Classical
Voir sur Amazon.fr | Fnac.com
Douceur des mouvements lents, espièglerie dans les mouvements rapides, Yo-Yo Ma ose les contrastes et charme par sa très grande musicalité. L’orchestre conduit par Lorin Maazel est très bien équilibré, les dialogues violoncelles/bois sont magnifiques et l’on entend bien les cordes. Une version qui inspire un sentiment de perfection. Figure également sur l’album le rondo pour violoncelle qui n’est pas sans charme.

Cet enregistrement est recensé dans la petite discothèque classique (2)

Autres versions

Celle d’Alexander Rudin et du Moscow Symphony Orchestra était des plus satisfaisantes si ce n’était le mixage: les cordes passent parfois à la trappe dans le mouvement lent, quel dommage! C’est également le cas de la très bonne version, au demeurant, de Gauthier Capuçon et du Frankfurt Radio Symphony Orchestra. La version de référence de Pierre Fournier nous a paru vieillie et un peu rêche.

Dvorak -Concerto violoncelle (Truls Mork) [Virgin]
Dvorak -Concerto violoncelle (Truls Mork) [Virgin]
Dvorak -The Secrets Of Dvorak'S Cello Concerto (Vogler) [Sony Classical]
Dvorak -The Secrets Of Dvorak’S Cello Concerto (Vogler) [Sony Classical]
Deux versions font à notre avis jeu égal avec celle de Yo-Yo Ma: celle de Truls Mork avec l’Oslo Symphony Orchestra, dont les bois sont impeccables, et celle de Jan Vogler avec le New York Philarmonic. Le disque de Vogler est intéressant car il contient des versions pour la voix ou le violoncelle des très belles Mélodies tziganes de Dvořák, qui s’harmonisent bien avec le caractère mélancolique du concerto pour violoncelle. De toutes manières, quelque soit la version choisie, Yo-Yo Ma, Mork ou Vogler, le frisson est garanti.

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